Les réseaux de télécommunications fixes se sont historiquement basés sur des évolutions du Réseau Téléphonique Commuté (ou RTC), réseau de téléphonie dans lequel un poste d'abonné est relié à un central téléphonique par une paire de fils (ou paire de fils de cuivre, en général continue entre l'abonné et l'équipement desservant son quartier, également nommée « boucle locale »). Le RTC permet principalement des services de type voix. Les transmissions numériques avec « modems RTC homologués » sont cependant permises. Mais ce type de réseau, en particulier le système de commutation « analogique », est peu approprié pour le transfert de données numériques, le débit maximal ne dépassant pas les 120 kbit/s.
Afin d'améliorer ces débits et d'offrir de nouveaux services aux abonnés (passage au haut débit), les opérateurs ont mis en place des réseaux de type ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line), consistant à exploiter une autre bande de fréquence sur les fils de cuivre, située au-dessus de celle utilisée pour la téléphonie, pour échanger des données numériques en parallèle d'une éventuelle conversation téléphonique. L'ADSL fait partie d'une famille de technologies semblables, regroupées sous le terme générique DSL ou xDSL. Le débit maximum théorique descendant (download) s'établit à 8 128 kbit/s, et dépend de la qualité de la ligne téléphonique et de l'éloignement de l'abonné aux équipements réseaux. Plus la distance est élevée, plus on note une déperdition sur le signal, et donc des débits réels moindres chez l'abonné. Le débit maximum du sens montant (upload s'établit quand à lui à 1 024 kbit/s.
Les évolutions des réseaux fixes
L'ADSL 2+ est une évolution de l'ADSL qui permet d'atteindre des débits de données de plus de 20 Mbit/s dans le sens descendant. La capacité et le débit du sens montant restent inchangés par rapport à l'ADSL « classique ». Les offres « triple play » (téléphonie, Internet, télévision) métropolitaines sont basées principalement sur cette technologie, permettant la diffusion de télévision en parallèle d'un usage Internet en haut-débit.
Le câble a été historiquement introduit pour la première fois par les fournisseurs de TV par câble, cette technologie est surtout présente dans les zones urbaines. Le câble permet de proposer des abonnements de 100 Mbit/s, performance rarement réalisée dans la pratique. Le coût de mise en œuvre est supérieur à celui de l'ADSL car nécessite notamment de déployer un nouveau réseau, alors que le réseau téléphonique existe déjà.
Le FTTH (ou Fiber To The Home – Fibre Optique) consiste à amener la fibre optique au plus près de l'utilisateur, afin d'augmenter la qualité de service et le débit. Les débits en FTTH peuvent atteindre 2 Gbit/s dans chaque sens (montant et descendant). À l'heure actuelle, le débit disponible pour l'abonné varie de 10 Mbit/s à 100 Mbit/s (dans ce cas, on parle de Très Haut Débit), car il dépend également des débits disponibles en amont coté infrastructures Internet et opérateurs. Le débit fourni via une fibre optique est indépendant de la distance. La fibre permet notamment la diffusion de télévision en haute-définition et dans le future, en 3D, sur plusieurs postes au sein d'un même foyer.
En complément des réseaux fixes, le Wi-Fi – Wireless Fidelity, est un ensemble de protocoles de communication sans fil régis par les normes du groupe IEEE 802.11. Ce protocole permet de relier sans fil plusieurs appareils informatiques (ordinateur, routeur, décodeur Internet, etc.) au sein d'un réseau informatique haut débit (pouvant aller jusqu'à 54 Mbit/s théoriques ou plus suivant les standards utilisés) sur un rayon de plusieurs dizaines de mètres en intérieur (centaine de mètre en extérieur). On ne peut donc pas à proprement parler de « réseau mobile » pour le Wi-Fi.
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